Témoignage – Audrey et Daniel créent les éco-colocs DNA Home à Tours

Nous sommes 2 trublions tourangeaux, amoureux de la nature et des voyages, avec un zeste de sens écologique, un soupçon de sens moral et un chouilla d’inquiétude pour l’avenir laissé à notre fille de 15 mois. Voici notre histoire 🏡

Le début de l’histoire

Cela fait quelques années que nous amorçons notre transition (en douceur avouons-le) vers un mode de vie plus éco-responsable. Une de nos premières initiatives a été de changer notre mode de consommation. De consommateurs classiques, nous sommes devenus locavores. Adieu les supermarchés et bonjour les magasins de producteurs. 85% de ce que nous consommons vient de Tours de Fermes. Quel plaisir d’acheter son poireau à celui qui l’a produit, et encore plus lorsque ce dernier est en agriculture bio ou raisonnée. Car consommer bio, oui, mais du bio local. Selon nous, acheter du bio qui vient du Pérou ou d’Afrique du sud n’a aucun sens. 

Bref, nous avons continué notre démarche vers le DIY (vive le vinaigre et le bicarbonate, le sopalin et les éponges lavables, etc), les achats en vrac. Nous privilégions le seconde main, l’occasion, ou encore le reconditionné…. et seulement lorsque cela nous est absolument indispensable. L’achat compulsif n’existe plus chez nous, et on s’en porte très bien ! Nous avons sérieusement accéléré notre transition avec l’arrivée de notre fille qui a été dès le début en couches et lingettes lavables. Elle est habillée depuis sa naissance avec des habits de récup ou achetés en friperie. Nous avons également lu pas mal, nous sommes devenus membres de groupes Facebook sur le zéro déchet, nous avons intensifié nos achats dans une ressourcerie locale, nous sommes devenus des utilisateurs de l’appli Geev qui permet de donner plutôt que de jeter, des moteurs de recherche Ecosia et Lilo (et nouvellement de la messagerie Lilo) etc. On a encore beaucoup de progrès à faire mais on en a conscience et on y travaille.

DNA home est né

En parallèle de cela, soucieux de notre future retraite inexistante, nous avons commencé à investir. Nous avons acheté il y a deux ans un chouette appartement dans le centre de Tours et l’avons complètement rénové de nos blanches mains. 6 mois plus tard, nous l’avons mis en location avec 3 colocs. DNA Home version 1 était né (pour Daniel’n Audrey Home, et aussi parce que DNA signifie ADN en anglais, et que nous sommes 2 biologistes de formation. Le jeu de mots nous a amusé) 🧬 Mais après 2 ans d’exploitation, nous n’étions pas convaincus. La coloc marchait plutôt bien, mais quelque chose manquait. A force d’en parler et d’y réfléchir, on a mis le doigt sur ce qui nous faisait tiquer : la coloc n’était pas réellement un lieu de vie communautaire, de partage, d’engagement.

Et pourquoi ne pas essayer d’appliquer notre mode de vie à notre coloc ? On a hésité, on a testé pour voir si le concept plaisait. La surprise fut plutôt bonne. Pas mal de jeunes (et moins jeunes) semblent attirés par un mode de vie en communauté éco-responsable. Cela nous a encouragé dans notre démarche et on a officiellement lancé la transition de notre projet en éco-coloc. DNA Home version 2 apparaissait : notre coloc s’est alors vue rebaptisée “L’eco-quelicots” (en clin d’oeil au “champ” de coquelicots devant le bâtiment). Nous avons déjà trouvé deux jeunes étudiantes motivées par ce projet, pour une transition en douceur vers un mode de vie plus éco-responsable, malgré la présence d’un coloc de la v1, absolument pas écolo-zéro déchet (mais qui le deviendra peut-être).

Principe de “nos” éco-colocs

Le premier principe, c’est que la vie en coloc est écologique en soit : cela permet de partager des espaces à plusieurs, ainsi que l’électroménager et autres vaisselles. Par exemple, une coloc de 3 personnes permet de n’avoir qu’un réfrigérateur au lieu de 3. La planète s’en porte toujours mieux (et les décharges des pays émergeants où se retrouvent parfois les vieux appareils jetés aussi).

Nous avons donc changé notre façon de choisir nos candidats, en insistant sur les aspects de vie en communauté et d’écologie. En effet, avec le modèle de vie en colocation, beaucoup de personnes voient seulement l’opportunité d’avoir un grand appartement moins cher, partager les frais, mais sans souhait de réellement vivre ensemble. Nous souhaitons plus que ça ☀️

En fait, notre démarche rejoint un peu l’éthique permaculturelle : 

  • Prendre soin de la nature (les sols, les forêts, l’eau et l’air)
  • Prendre soin de l’humain (soi-même, la communauté et les générations futures)
  • Créer l’abondance et partager équitablement.

Notre démarche d’éco-colocation a pour but de permettre à quiconque de motivé d’accéder à un mode de vie éco-responsable sans avoir à investir dans des sacs à vrac, des bee’s wraps, sopalin lavable et autres accessoires upcyclés (car oui, nos objets sont upcyclés, grâce à un partenariat avec Le Truc Ecolo – l’industrie du textile étant la 2e plus polluante du monde, l’upcycling c’est top !), et tout en ayant accès à des lectures, et un maximum d’informations sur le sujet, des recettes DIY, de bonnes adresses, etc…  Et on a plein d’autres idées de services pour essayer de faciliter cette transition. Cela permet de changer en douceur son mode de vie, vers un mode plus “eco-firendly”.

Mais faire cela seul peut faire peur car c’est remettre en cause 80 ans (au moins) d’habitudes de (sur)consommation.

L’éco-coloc permet du coup de prendre soin de l’humain en donnant un lieu de vie en communauté, d’échanges d’expériences, de bonnes pratiques; de se motiver quand on perd l’énergie; d’être avec des gens qui comprennent notre démarche; tout en y allant à son rythme et en développant des projets écologiques communs (qu’est-ce que l’on va faire pousser sur le balcon ?). Nous sommes convaincus qu’il vaut mieux y aller lentement mais sûrement, que trop vite et s’essouffler puis arrêter !

Enfin, un de nos crédos est de faire des colocs dans lesquelles nous nous verrions vivre, tant pour le quartier que pour l’aménagement. Nous avons d’ailleurs failli habiter transitoirement dans notre coloc au début, mais les 2 étages à pieds ont eu raison de notre courage (pas facile avec une poussette). Nous combattons donc les marchands de sommeil, en proposant des biens de qualité (on espère) à des prix raisonnables. Ainsi nous cherchons d’autres biens pour créer d’autres éco-colocs. Plus il y en aura, et plus il y aura de gens qui vivront de façon éco-responsable, et mieux se portera notre planète,.. et l’Humain. Actuellement, nous nous positionnons sur une maison où nous pourrions faire une éco-coloc de 7 personnes, avec potager, composteur, récupération d’eau de pluie, etc. On est super motivé par ce projet. On a même déjà le nom de cette (peut-être-future) éco-coloc : “La Belle Branche”.

Et ilek dans tout ça ?

Dans l’ensemble de cette démarche, la fourniture des énergies a bien sûr été mise sur la table. Est-ce logique de faire une colocation écologique en achetant son énergie à un géant qui bafoue les droits humains et environnementaux ? Non. Mais comment faire alors pour choisir ? Faire confiance au classement de Greenpeace ? On est tenté de le faire, même si les avis diffèrent, comme en témoigne la vidéo d’un jeune chercheur sur Youtube : Le Réveilleur. Si on ne prend que l’aspect bilan carbone, il est difficile de crucifier le nucléaire car c’est une des énergies la plus décarbonée qui existe de nos jours.

Mais alors pourquoi fuir le nucléaire ? La raison principale est l’impact sur le moyen et long terme, le souci des déchets et des démantèlements (qui sont d’une complexité sans nom et qui produisent également des déchets, notamment liquides, à cause du processus de décontamination), le souci de la sous-traitance nucléaire qui expose toute une population de travailleurs mal préparés et protégés… Mais alors vers qui nous tourner ?

Après quelques recherches, nous avons décidé de nous orienter vers ilek. Pourquoi ? Parce que déjà ce sont des énergies dites vertes qui sont injectées dans le réseau. Ensuite, il s’agit d’une petite société française, à taille humaine, et qui nous a semblé correspondre à nos engagements. Un petit tour sur le blog et sur leur Facebook et vous en serez convaincus également. Quel plaisir de téléphoner à son fournisseur et d’avoir quelqu’un de cordial et en France, pour vendre de l’énergie produite en France ! Enfin, parce que nous ne jetons pas tout à la poubelle, la fiche Greenpeace sur ilek mettait tous les voyants au vert, sans vouloir faire de jeux de mots ☺️ 

Nous avons expliqué notre projet d’éco-coloc à Damien, community manager chez ilek, et l’accueil a tout de suite été enthousiaste et chaleureux. De prestataire, ilek s’est transformé en partenaire. Et nous espérons que “L’éco-quelicots” sera le début d’une longue histoire ensemble !

Rejoignez Audrey et Daniel chez Ilek et gagnez 15€ sur votre 1ère facture
pour toute souscription en ligne par ici ⚡️

La boite à outil d’Audrey et Daniel

  • Vous souhaitez rendre votre quotidien plus écologique sans savoir comment ? Il existe de nombreux groupes Facebook sur le zéro déchet, mines d’informations et d’entraide.
  • Vous préférez le support papier (dont des études indiquent que le bilan est plus écologique qu’une liseuse truffée de métaux rares) ? La littérature ne manque pas, comme les best sellers “Le zéro déchet : Des conseils adaptés à votre rythme et à vos objectifs ! » de la tourangelle Camille Ratia, ou “La famille presque Zéro déchet” de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret.
  • Vous souhaitez vous débarrasser de choses sans les jeter ou les vendre ? Il y a des sites de dons ou Emmäus et autres ressourceries, mais autrement il y a Geev, une appli magique sur smartphone.
  • Vous cherchez à savoir si des épiceries vracs existent près de chez vous ? Il existe l’excellent site https://cartovrac.fr/ qui essaie de référencer toutes les initiatives au niveau national.

Vous avez des idées et vous souhaitez nous en faire part ? Contactez nous sur via notre site, ou par mail (dna.home – at – lilo.org).

Audrey et Daniel.

D’autres articles qui pourraient vous intéresser :