Le biométhane vous intéresse ? Il alimente déjà les offres gaz d’ilek.
Gaz bio, biométhane : on vous dit que c’est 100 % français, mais encore faudrait-il savoir comment on fabrique du biogaz pour en être sûr. Chez ilek, on aime être transparents : on vous explique tout, étape par étape, photos à l’appui — elles ont été prises chez l’un de nos producteurs.
Le bio gaz, aussi appelé gaz renouvelable, est produit par la fermentation de déchets organiques via un processus appelé méthanisation. De la collecte des déchets à l’odorisation finale, voici le parcours complet de cette énergie locale qui transforme nos déchets en ressource ♻️.
Qu’est-ce que le biogaz ? Définition et composition
Le biogaz est un gaz combustible issu de la fermentation de matières organiques en l’absence d’oxygène. Ce processus, appelé digestion anaérobie, se produit spontanément dans les marais, les décharges ou les stations d’épuration. Il est aujourd’hui maîtrisé industriellement pour produire de l’énergie renouvelable.
| Biogaz brut | Biométhane | |
|---|---|---|
| Teneur en méthane | 50 à 70 % | plus de 95 % |
| Autres composants | 30 à 50 % de CO₂, traces de sulfure d’hydrogène, vapeur d’eau, ammoniac | traces résiduelles uniquement |
| Injectable dans le réseau | Non | Oui |
| Usages | Cogénération sur site | Chauffage, cuisson, eau chaude, carburant bioGNV |
La distinction est essentielle : le biogaz brut contient du CO₂ et des impuretés, tandis que le biométhane est du biogaz épuré, de qualité identique au gaz naturel fossile. Pour comprendre ce qui les sépare vraiment, lisez notre guide sur la différence entre gaz vert, biogaz et gaz naturel.
Une recette à base de déchets 🗑️

Tout commence par des… déchets. Pour fonctionner, une unité de méthanisation doit être alimentée toute l’année, et pas avec n’importe quoi : il faut une certaine qualité de matière, et un approvisionnement régulier pour maintenir l’équilibre biologique du digesteur. Ces matières premières portent un nom technique : les intrants.
- Effluents d’élevage : lisiers et fumiers (bovins, porcins, volailles).
- Résidus de cultures : pailles, fanes de légumes — oignons, pommes de terre, betteraves.
- Déchets de l’industrie agroalimentaire : lactosérum, graisses, résidus de transformation.
- Déchets de la restauration collective : invendus et biodéchets des cantines.
- Boues de stations d’épuration, issues du traitement des eaux usées.
- CIVE (cultures intermédiaires à vocation énergétique), plantées entre deux cultures principales.
Les agriculteurs détiennent environ 80 % de ces ressources. Grâce au biogaz, ce qui était un déchet devient une matière première énergétique : c’est l’économie circulaire dans sa forme la plus concrète.
La brasserie des déchets : la méthanisation 👨🍳

La méthanisation, c’est l’étape où les déchets se transforment en biogaz. Comme par magie… ou presque. Les intrants sont broyés et homogénéisés, puis introduits dans un digesteur : une cuve hermétique, chauffée et privée d’oxygène, où ils sont brassés en continu. C’est ce dôme blanc que vous voyez ci-dessus.
- Préparation des intrants : broyage, mélange, homogénéisation.
- Digestion anaérobie : la cuve est maintenue autour de 35 à 40 °C en régime mésophile — le plus répandu — ou de 50 à 55 °C en régime thermophile.
- Fermentation bactérienne : pendant 40 à 60 jours, les micro-organismes décomposent la matière et produisent le biogaz.
- Extraction : le gaz s’accumule en partie haute du digesteur et est récupéré en continu.
À la sortie, deux productions : du gaz bio, et ce qu’on appelle du digestat. Pour aller plus loin sur le sujet, notre article sur la méthanisation agricole détaille le modèle à l’échelle d’une exploitation.
⚠️ Un cadre strict : les unités de méthanisation sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), soumises à une réglementation qui encadre leur sécurité et leur impact environnemental.
Du biogaz, mais pas que ! Le digestat 🌻
Le digestat est le résidu de la méthanisation. Loin d’être un déchet, c’est un engrais organique naturel, riche en azote, phosphore et potassium — des nutriments directement assimilables par les plantes.
- Il permet de réduire fortement les besoins en engrais chimiques d’une exploitation, jusqu’à diviser sa consommation par deux 😯.
- Il assure le retour au sol des éléments nutritifs, dans le respect du cycle naturel.
- Le passage en digesteur réduit les odeurs et les agents pathogènes par rapport au fumier brut.
- Il est épandu localement, sur les terres proches de l’unité de production.
C’est très green, comme on aime.
Ce n’est pas terminé : le biogaz devient du biométhane 🔵
Le biogaz brut ne peut pas être injecté tel quel sur le réseau national. Il doit d’abord être épuré, sinon n’importe quel gaz pourrait s’y retrouver. L’opération se déroule en quatre temps :
- Déshumidification : élimination de la vapeur d’eau.
- Désulfuration : retrait du sulfure d’hydrogène, corrosif et toxique.
- Élimination du CO₂ : concentration du méthane au-delà de 95 %.
- Polissage final : retrait des dernières traces d’impuretés.
À la fin de cette étape, le biogaz est devenu du biométhane, un gaz renouvelable également appelé gaz vert 🌱, dont le pouvoir calorifique et la qualité sont identiques à ceux du gaz naturel.
Ce biométhane circule dans le même réseau que le gaz naturel. Rien à changer chez vous.
Un peu de parfum 💨, et voici du gaz renouvelable pour tous

Le biométhane est naturellement inodore. Il est donc odorisé avant injection, pour une question de sécurité ⚠️ : il doit être détectable en cas de fuite chez vous. Cette odeur caractéristique est exactement la même que celle du gaz naturel.
Le gaz est ensuite compté, pour connaître la quantité injectée sur le réseau, et sa composition contrôlée une dernière fois par GRDF. Il arrive alors dans votre logement par les mêmes canalisations que le gaz conventionnel, pour le chauffage, la cuisson et l’eau chaude. Exactement le même usage — mais du renouvelable.
Les autres usages : cogénération et bioGNV
L’injection dans le réseau n’est pas la seule valorisation possible.
La cogénération utilise le biogaz brut, sans épuration : il alimente un moteur ou une turbine qui produit de l’électricité, tandis que la chaleur dégagée — normalement perdue — sert à chauffer des bâtiments, des serres ou un réseau de chaleur local. Le rendement global grimpe alors bien au-delà de celui d’une production électrique seule. C’est la solution des sites éloignés du réseau de gaz.
Le bioGNV, lui, est du biométhane comprimé utilisé comme carburant. Poids lourds, bus urbains, bennes à ordures et flottes professionnelles l’adoptent : selon l’ADEME, il émet 80 % de CO₂ en moins que le diesel sur l’ensemble du cycle de vie, réduit les particules fines et les NOx, et se révèle nettement plus silencieux — un atout pour les livraisons nocturnes. La France comptait 362 stations GNV publiques en 2026, auxquelles s’ajoutent plus de 400 stations privées, et le bioGNV représentait déjà 56 % du GNV consommé en 2025.
Le biogaz en France : une filière en pleine croissance
- 823 installations injectaient du biométhane dans le réseau français au 31 mars 2026, contre 44 seulement fin 2017.
- 13,5 TWh injectés en 2025, soit une progression de 16 % en un an — le cap des 800 sites a été franchi cette année-là.
- Objectif 2030 : 44 TWh de biométhane injecté, puis 47 à 82 TWh en 2035, selon la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie parue en février 2026.
- 1 227 projets étaient en file d’attente de raccordement au 31 mars 2026, pour une capacité de 20,8 TWh par an.
Sources : GRDF et décret n° 2026-76 du 12 février 2026. Derrière ces chiffres, il y a surtout des emplois locaux non délocalisables et des revenus complémentaires pour les agriculteurs français.
Un gaz 100 % français 🇫🇷
Non seulement ce gaz bio est renouvelable, mais il est également issu d’une fabrication entièrement française : des déchets jusqu’à l’odorisation, toute la production est réalisée en France. En choisissant ilek comme fournisseur de gaz vert, vous connaissez la provenance de votre énergie, vous participez à l’économie locale et vous soutenez le développement durable. What else ? 😉
L’offre est disponible partout : à Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse. Pour souscrire, munissez-vous de votre numéro de PCE ; et si vous changez de logement, suivez notre guide pour déménager votre contrat de gaz.
FAQ : vos questions sur le bio gaz
Le biogaz est le gaz brut produit par méthanisation : 50 à 70 % de méthane, le reste étant surtout du CO₂. Le biométhane est ce même gaz une fois épuré, à plus de 95 % de méthane, identique au gaz naturel et injectable dans le réseau.
Oui. Il est produit à partir de déchets organiques constamment renouvelés. Le carbone libéré à la combustion est celui que les plantes ont capté quelques mois plus tôt, à la différence des énergies fossiles qui relâchent un carbone enfoui depuis des millions d’années.
La fermentation dure de 40 à 60 jours dans le digesteur. Une fois le système en régime stable, la production est continue.
Absolument. Le biométhane est strictement identique au gaz naturel : aucune modification de votre chaudière, de votre cuisinière ou de votre chauffe-eau n’est nécessaire.
Le biométhane épuré est naturellement inodore. L’odeur caractéristique du gaz, identique à celle du gaz naturel, est ajoutée volontairement lors de l’odorisation, pour que toute fuite soit immédiatement détectable.
Soutenez la filière biométhane française avec votre contrat de gaz.