Bientôt la fin des centrales à charbon en France ?

Et oui, les centrales thermique à charbon pour produire de l’électricité, ça existe encore en France ☁ Elles sont 4 en service, et ces derniers temps vous avez du en entendre parler, car l’Etat français souhaite les fermer définitivement d’ici 2022. Il faut dire qu’elles représentent une grande part de nos émissions de CO2. Une promesse qui semble difficile à mettre en place, attendue par certains de longue date, rejetée par d’autres. Chez ilek on ne fait pas de politique, mais on voulait simplement vous permettre de mieux comprendre le sujet. Alors c’est parti !

Pourquoi des centrales à charbon encore en service ?

D’abord, laissez nous vous dire que ces installation ne sont pas nouvelles dans le pays. La plus ancienne d’entre-elles, Émile Huchet, est en service depuis 1981. Très tôt, les centrales thermiques à charbon ont en effet permis à la France de produire de l’énergie localement et continuellement : tant qu’on a du charbon, on peut fabriquer de l’électricité de jour comme de nuit et quelle que soit la météo.

Seule ombre au tableau, et pas des moindre, les centrales à charbon émettent massivement du CO2 et peuvent renforcer les pics de pollution issus des particules fines. On vous en parle plus bas, supprimer les centrales à charbon, c’est réduire massivement notre impact carbone !

Alors, pourquoi les maintenir ? On vous l’a déjà expliqué dans un précédent article, en France le circuit de l’électricité doit toujours être maintenu sous tension pour alimenter vos foyers. Plusieurs sources d’énergie alimentent ce circuit, du nucléaire à hauteur de 71,7%, des énergies renouvelables pour 21,2%, mais aussi des centrales thermique à combustible fossile (dont le charbon) à hauteur de 7,2%. Une petite part, nous direz-vous, mais qui se révèle utile lorsque le froid touche le pays en hiver et que la demande en électricité augmente.

Tout comme les barrages hydroélectriques, les centrales à charbon peuvent en effet être mobilisées rapidement quand tous les français allument le chauffage.

Pourquoi on en parle en ce moment ?

Lors de son élection en mai 2017, Emmanuel Macron promet de fermer d’ici à 2022 les 4 centrales à charbon restantes en France au titre de la transition énergétique. Alors que l’échéance approche, des discussions s’amorcent pour préparer la reconversion des sites, qui pourraient à terme produire de l’énergie à partir de la biomasse (combustion de bois par exemple). Problème ? Les salariés des centrales à charbon sont inquiets pour l’avenir de leurs emplois.

En janvier 2019, la situation se tend : la centrale thermique EDF de Cordemais (Loire-Atlantique), en grève depuis des mois, est réquisitionnée. Deux réacteurs nucléaire étant à l’arrêt, impossible de combler l’augmentation de la demande hivernale sans avoir recours au charbon.

Depuis quelques mois, c’est donc un bras de fer qui s’est mis en place entre différents acteurs de l’énergie en France : l’Etat, engagé dans une dynamique de transition énergétique qui exclu le charbon, les producteurs d’électricité fossile, confrontés à des difficultés dans la mutation de leurs installations, et la société civile. Alors on en parle !

Ne vous inquiétez pas, vous recevrez toujours de l’électricité chez vous. Il faudra simplement trouver une solution pour remplacer la part d’électricité produite en France par le charbon. Peut-être grâce aux énergies renouvelables ? 🌱

Quels enjeux pour la planète ?

Et alors, la planète dans tout ça ? Selon l’ADEME, pour chaque kWh produit aujourd’hui par une centrale électrique à charbon, c’est 900 à 1000 grammes de CO2 dégagés dans l’atmosphère. Ça fait quand même 100 fois plus qu’une éolienne 🤔 De façon générale, les énergies renouvelables sont les plus compétitive en matière d’émissions de CO2, et contribuent ainsi à la réduction des impacts sur notre planète.

Car si le charbon représente aujourd’hui une petite part de la production d’électricité en France, son impact en CO2 lui est énorme. En supprimant les 4 dernières centrales à charbon, on allègerait le bilan carbone français de 5,8 milliards de kg de CO2. Une très très belle économie.

Affaire à suivre !

 

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